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LE TOURISME SEXUEL

affiche de l'apsec pour sensibilisé le public contre la prostitution infantile Chaque année, 600 millions de touristes se rendent à l'étranger. Parmi eux, un nombre difficile à évaluer, mais estimé à 10% et malheureusement en augmentation, va s'adonner à un genre bien particulier de vacances : le touriste sexuel, aujourd'hui considéré comme le 3e commerce illégal par ordre d'importance dans le monde, juste après les trafics de drogue et armes. Un sujet malheureusement plus que d’actualité.
De plus, contrairement à ce que l’on a tendance à croire, les touristes sexuels occasionnels sont très nombreux. Leur passage à l'acte, incompréhensible à priori, résulte de plusieurs facteurs engendrés par la situation particulière des voyages : sentiment de pouvoir, ressenti par certains touristes occidentaux sur la population des pays du sud, du fait de leur supériorité économique, désir de nouvelles expériences, absence des contraintes morales et sociales qui régissent la vie quotidienne dans le pays d'origine, sentiment d’impunité lié à l'anonymat, indifférence envers le partenaire…….



De plus les événements tragiques survenus durant le génocide des Khmers Rouges entre 1975 et 1979, ayant entraîné la mort de 1,7 million de personnes, ont abouti à la destruction complète de la société. Toutes les valeurs de la famille ont été anéanties (amour, protection, tradition, religion) durant le régime de Pol Pot. De plus, dans un pays où le salaire moyen est de 25 dollars, la prostitution est souvent le seul moyen de survie. En effet, le travail sexuel est sensiblement mieux rémunéré que la majorité des alternatives accessibles aux jeunes filles qui, généralement, n’ont pas reçu de formation.
L’endettement et la misère poussent certains parents à vendre leurs enfants à des proxénètes pour des prix modiques.
Certains enfants vendent leur corps en échange de biens de consommation.
Une fois dans le milieu du marché du sexe, les enfants ont de plus en plus de difficultés à trouver d’autres sources de revenus. En quête de soulagements éphémères, ils deviennent souvent des consommateurs de drogues (euphorisants, dérivés d’héroïne comme le yam-yam) et tombent vite dans la spirale infernale des crises d’angoisse, de l’automutilation et des tentatives de suicide.
Avec un taux de 50% de prostituées séropositives, les clients locaux ou étrangers, recherchent des enfants de plus en plus jeunes, en espérant diminuer le risque de contamination. On estime que certains enfants ont leur premier rapport sexuel commercial dès l’âge de 12 ou 13 ans. Un enfant qui entre dans la spirale de la prostitution, sera infecté par le VIH au bout de quelques mois.
L’accès aux soins est pratiquement inexistant. Les enfants malades sont rapidement exclus de la société. Ils finissent leurs jours dans des conditions dramatiques. Il n’y a aucune prise en charge des traitements, les soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie ne sont pas actuellement proposés à cette population au Cambodge.

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 portrait d'une jeune cambodgienne


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Création de la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable et Respectueux parce qu' Aujourd'hui abuser d'un enfant est un crime puni par la loi. Il n'est plus possible de se comporter impunément loin de ses frontières.